La journée du samedi, à destination des exploitants, bibliothécaires et médiathécaires, est organisée avec Daoulagad Breizh et La Bibliothèque du Finistère. Seront présentés des films sélectionnés par Daoulagad et la coordination régionale (Comptoir du Doc et Double Vue) pour le mois du film documentaire qui se déroulera en novembre 2008. L'idée est de permettre aux participants de la manifestation de préparer en amont la programmation dans les salles, médiathèques et autres lieux alternatifs et d'imaginer des partenariats entre ces lieux à l'occasion de ce rendez-vous.
Le samedi soir est proposé en séance publique une avant-première nationale du film Valse avec Bachir. Film d'animation et documentaire, Valse avec Bachir prend la forme d'une enquête au cours de laquelle le réalisateur Ari Folman, ancien combattant israélien ayant participé à la guerre menée au Liban au début des années 80, essaye de reconstituer les évènements que sa mémoire a effacée.
Le dimanche, trois films sont présentés en prévisionnement. La journée débute avec La Nouvelle vie de Monsieur Horten, le nouveau film du norvégien Bent Hamer(Factotum, Kitchen Stories). Une chronique d’abord triste et touchante d’un retraité des rails qui bascule dans l’absurde, la drôlerie et la poésie. Une œuvre saluée lors de sa présentation dans la catégorie Un Certain regard lors de Cannes 2008. La journée se poursuit avec une autre comédie, également présente à Cannes, Rumba de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy. Humour décalé, poésie, jeu sur la gestuelle des corps, ce film belge se réfère au cinéma de Keaton, Chaplin et Tati. Pour termine sera présenté Le Soleil se lève aussi, nouveau film de Jiang Wen après sept années d'interdiction de tourner par les autorités chinoises suite à la très mauvaise réception par le gouvernement de son magistral Les Démons à ma porte.
Des temps de discussion et d'échanges sont prévus après chaque séance.
Eve obtient en 1950 l'oscar du meilleur film et Mankiewicz celui du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation. La même année Billy Wilder reçoit un oscar pour son scénario de Boulevard du crépuscule et Nicholas Ray tourne Le Violent avec Humphrey Bogart. Etonnant de voir trois grands studios (respectivement La Fox, Paramount et Columbia) produire chacun des films prenant pour cadre les coulisses du cinéma. Encore plus étonnant de voir ces films aborder le sujet sous un angle critique, acerbe, ironique et cynique. Certes All About Eve prend place dans le monde du théâtre, mais Mankiewicz réalise bel et bien un film sur les studios, sur le système des stars, sur leur besoin de gloire et de reconnaissance et sur leur vie éphémère au haut de l'affiche. Magnifiquement interprété par Bette Davis (une renaissance artistique pour cette star quelque peu écartée), Anne Baxter et l'immense George Sanders (oscar du meilleur second rôle), Eve brille également par l'élégance discrète de sa mise en scène et les dialogues étincelants de l'un des plus grands auteurs du cinéma de l'âge d'or.
La 3ème édition du Concours Estran organisée par l’association Côte Ouest, en collaboration avec Films en Bretagne, a donné l’opportunité à six jeunes auteurs et réalisateurs bretons de défendre leur projet de scénario et de le mettre en image. Entre les plages de Kerlouan ou de Begmeil, les Monts d’Arrêt ou des décors plus citadins, ils ont tourné au second semestre 2007 et sont ensuite passés à la post-production.
Cinq films de fiction qui ont déjà une actualité - Erémià Erèmia a reçu le Prix spécial du jury au 30ème Festival de Clermont-Ferrand - et commencent à être remarqués - Nuit d’hiver programmé en Panorama national au 6ème Festival Paris Tout Court ; Clôture sélectionné dans le cadre du 25eme Festival International du Premier Film à Annonay ainsi qu’au 2eme Festival de films VisAges à Martigny (Suisse).
Demain, j’arrête … était le thème du 3ème concours Estran sur lequel ont planché ces jeunes auteurs. Ce sont au final des films abordant des sujets bien actuels - place de l’homme dans la société, dans le monde du travail, rapport de l’homme à l’environnement - et aussi intemporels - les rapports inter-générations, les étapes de la vie, … 5 films de fiction que Côte Ouest vous proposons de découvrir dans votre salle de cinéma.
En partenariat avec l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID), Cinéphare et trois salles du réseau vous invitent à rencontrer le réalisateur Laurent Salgues à l'occasion de la projection de Rêves de poussière.
Ce film, sélectionné au festival de Sundance et à la Mostra de Venise, raconte l'histoire de Mocktar Dicko, un paysan nigérien qui part chercher du travail dans une mine d'or du Burkina Fasso.
"Rêves de poussière est une errance immobile, le parcours intérieur d'un personnage qui, venu se perdre, se retrouve. Les personnages sont des naufragés de la vie échoués dans une mine d'or où tout paraît possible mais où rien ne se réalise. Le bonheur est trop loin, inaccessible. Ils portent tous un fardeau : un lourd passé, un enfant sur le dos ou un sac de roche. Ils font ainsi écho au personnage principal, Mocktar Dicko, qui, arrivant avec sa valise, porte avec lui la culpabilité du décès de sa petite fille."(Laurent Salgues)
Les séances en présence du ralisateur :
Le Bretagne à Saint Renan le samedi 26 avril à 20h30
L'Etoile à Carantec le dimanche 27 à 17h00
Le Club à Douarnenez le lundi 28 à 20h30.
Il y a une poignée de films où tout semble converger, où l’histoire d’un pays rencontre l’univers intime d’un artiste. Des films qui débordent de cinéma. Cria Cuervos est de ceux-là. Il y a le monde, la société, l’homme, l’enfant. Et une chanson. Et une actrice qui embrase le tout. C’est une œuvre fondamentale, qui marie avec une perfection rarement égalée la puissance d’un discours radical et une émotion de chaque instant. C’est un film qui nous parle directement, qui fait écho à ce que nous sommes et ce que nous avons été. Un film qui travaille nos souvenirs, qui les fait remonter à la surface. Un film qui parle de notre enfance, de notre monde. C’est l’histoire d’un pays, l’Espagne, sa renaissance… mais c’est l’histoire de tous les pays. Notre histoire à nous. Il y a la vie qui passe, les générations qui se succèdent, le temps, la mort, l’enfance, le souvenir, le rêve. Il y a le cinéma dans ce qu’il a de plus beau, de plus spécifique comme art. Il y a sa magie incarnée. C’est la plus belle illustration que l’on puisse imaginer à une possible définition du cinéma que nous propose Frank Pierson : « Les films sont à notre civilisation ce que les rêves sont à nos vies individuelles : ils en expriment le mystère et aident à définir la nature de ce que nous sommes et de ce que nous devenons. »
Cinéphare