
Italie, 73 av. J.C. Esclave devenu gladiateur, Spartacus est épargné par un de ses compagnons d'infortune dans un combat à mort. Ce répit soulève en lui plus que jamais le souffle de la révolte et après avoir brisé ses chaînes, il enjoint les autres esclaves à faire de même. Rapidement à la tête d'une colossal armée, Spartacus entend rejoindre le port de Brides au sud du pays pour prendre la mer à bord des navires ciliciens. Mais l'Empire Romain ne l'entend pas de cette oreille et lance ses légions à la poursuite des esclaves révoltés...
Si Kubrick signe des scènes d’actions d’anthologie, d’une perfection formelle hallucinante, faisant de Spartacus une grande épopée à la gloire des insoumis et de la liberté, c’est aussi et surtout une fresque à dimension humaine, une œuvre politique réfléchie et profonde sur l’ordre et la raison d’état, Trumbo analysant la manière dont une révolte peut être récupérée pour asseoir une dictature. Les dialogues sont d’une beauté renversante (Antony Mann trouvait justement que ceux-ci prenaient trop de place) et le film se construit sur des scènes clefs aux implications morales et philosophiques certaines, toutes parfaitement imbriquées dans un récit vaste et d’une richesse insondable.(...)Spartacus est un chef-d’œuvre absolu, une œuvre poignante d’une force d’évocation rare. Pas un chef-d’œuvre du genre, non, mais bien un chef-d’œuvre du septième art.

Armand Lacourtade, 43 ans, vendeur de matériel agricole, ne supporte plus sa vie d’homosexuel célibataire. Quand il rencontre Curly, une adolescente qui n’a pas froid aux yeux, il vire de bord. Pourchassés par tous, ils bravent tous les dangers pour vivre cet amour interdit. Ils finissent par créer un drôle de couple. Mais est-ce vraiment de ça dont Armand avait rêvé ?
(...)par son originalité et son avancée inattendue, Le Roi de l'évasion déconcerte et en retour, nous amuse beaucoup, porté qu'il est par ses répliques tonitruantes, ses situations piquantes et ses fabuleux comédiens avec une mention particulière à la fantasmatique Hafsia Herzi et au débonnaire Ludovic Berthillot. De fait, à l'image d'Adieu Gary, Le Roi de l'évasion est une vraie surprise cannoise et à défaut d'être un grand film, la confirmation d'une véritable alternative à un certain cinéma français.
par son originalité et son avancée inattendue, Le Roi de l'évasion déconcerte et en retour, nous amuse beaucoup, porté qu'il est par ses répliques tonitruantes, ses situations piquantes et ses fabuleux comédiens avec une mention particulière à la fantasmatique Hafsia Herzi et au débonnaire Ludovic Berthillot. De fait, à l'image d'Adieu Gary, Le Roi de l'évasion est une vraie surprise cannoise et à défaut d'être un grand film, la confirmation d'une véritable alternative à un certain cinéma français. Daniel Louis www.dvdrama.com
Charles Bronson, de son vrai nom Michael Gordon Peterson a versé très tôt dans la délinquance et s’est retrouvé derrière les barreaux en 1974 pour avoir braqué un bureau de poste pour un butin de 26 livres. Sentence : 7 ans. Il devrait donc être libre depuis longtemps, mais étant heureux en prison, il aggrave sa peine à chaque veille de libération. Il a cumulé à ce jour 34 années d’emprisonnement mais n’a jamais commis de meurtre, ce qui relève du miracle si l’on considère le nombre de personnes sur lesquelles il a pu cogner durant sa vie. Charles Bronson purge actuellement une peine de prison à vie pour avoir pris en otage d’autres prisonniers, il est désormais placé en isolement total.
Un mythe est né…
Nicolas Winding Refn renvoie à la culture underground des années 60-70 qu'il connaît sur le bout des doigts, en empruntant des idées à Kenneth Anger et à Paul Morrissey. Chaque séquence, autonome, est un concentré de tension qui agresse comme une suite ininterrompue d'uppercuts. Derrière les barreaux ou en liberté, dedans ou dehors, Bronson doit toujours se battre pour revenir à la case départ. Parallèlement, il fantasme une vie de star qui se produit sur scène, devant une foule irréelle sortie d'un film de Roy Andersson, où il peut exprimer ce que personne ne sait voir sous son apparence monstrueuse. Romain Le Vern www.dvdrama.com

Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévit à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux des plus efficaces.

Chelsea est call-girl de luxe à Manhattan. A ses clients, elle offre bien plus que de banales relations sexuelles : elle leur propose d'être pour eux la compagne d'un soir. C'est la "Girlfriend Experience"... Chelsea est convaincue de maîtriser sa vie. Son business marche bien, elle gagne 2000 dollars de l'heure et son petit ami accepte même sa manière de vivre. Mais quand on multiplie les rencontres, on ne sait jamais sur qui l'on va tomber...

Lucie arrive à son bureau et découvre, accrochée sous une fenêtre de l'immeuble d'en face, une banderole noire avec écrit : "HOMME SEUL". Est-ce un gag, un cri du coeur, un appel au secours ? Lucie et ses deux collègues s'interrogent et décident de mener leur enquête…
Hôtel de la plage, côte Atlantique, saison estivale, les citadins posent leurs valises. Au loin, le son dérangeant d’une voiture pétaradante. Au volant, un vacanciers pas comme les autres. C’est Monsieur Hulot qui pousse la porte de l’hôtel et déclenche un énorme courant d’air. Joyeux désordres en station balnéaire. Qui pratique un tennis chorégraphié, qui casse sa barque à la pêche. Pensionnaire décalé, semeur de troubles involontaires, il marque mal dans cette petite société de vacanciers très sérieux.

Un excentrique New-yorkais laisse de côté sa petite vie confortable au profit d'une existence "bohème", avec tout ce qu'elle comporte d'inattendu. Sa rencontre avec une jeune fille du Sud, met peu à peu en relief les névroses du cynique personnage.

En Russie ex-soviétique, à Saint-Pétersbourg, il existe encore des appartements communautaires, vestiges du système soviétique. Y sont réunis, par la force des choses, des gens de toutes origines et de toutes classes sociales, formant un échantillonnage banal de la société russe regroupée dans un même lieu. Kommunalka raconte une tranche de vie de l’appartement communautaire de la rue Sovetskaya.
Une voix off : « Vous savez, Saint Petersbourg à la réputation d’avoir la
deuxième place après Londres pour sa quantité de pluie et de
fantômes ». A l’image, un lent travelling, des branches recouvertes de neige.
Un extérieur, l’unique du film, avant de pénétrer dans l’appartement collectif -
Kommunalka en russe -, sans plus jamais en ressortir…
Tania, Roustam, Sveta, Natacha, Valentina, Anna et Anatoly y vivent dans
des conditions précaires. Certains depuis peu, d’autre depuis des années.
Devant la caméra, placée à juste distance, les humanités peu à peu prennent
chair et les fantômes surgissent : Histoires d’exil et de morts, de destins brisés
et de vies échouées… Sans misérabilisme aucun, se mêlent alors les
anecdotes personnelles et l’histoire de la Russie, et s’esquissent
subrepticement des portraits de citoyens ordinaires survivant dans une société
chaotique en pleine mutation…
Kommunalka est un film violent sans aucune violence, un cul de sac
désespéré débordant d’amour et de tendresse. « Une expérience humaine »,
comme le dit justement l’un des personnages. Kommunalka est un film
humble et juste, un film d’écoute, d’où émane, et ce n’est pas le moindre de
ses qualités, l’âme de la Russie éternelle.
Raphaël Mathié - Cinéaste, membre de l’ACID
Ariane est persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour sauver son couple, elle lui demande d'avoir une aventure avec celle-ci, pensant qu'il s'agit du meilleur remède pour le libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend chez cette femme qu'il connaît à peine, il ne sait pas encore qu'il s'agit de la fille du Président de la République...
Cinéphare